© Edouard Levé, La Blessure, from the series Transferts, 2004

 

© Edouard Levé, La Dette, from the series Transferts, 2004

 

“Pas de « remake », toutefois, au sens où le pratique Jeff Wall. Ni même d’interrogation critique des fondements de notre culture sur un mode postmoderniste, à la manière d’une Karen Knorr : Transferts stipule avant tout l’engendrement d’une image par une autre. Rien donc, ici, du débat sur les rapports de la photographie avec la peinture, mais plutôt l’interrogation des effets du déplacement temporel d’une iconographie. Sollicitant les lieux et les modèles afin de transférer la représentation du tableau historique dans notre environnement quotidien, Édouard Levé sait la difficulté à laquelle expose l’anachronisme. L’artifice s’y fait tellement sentir, qu’il gâche l’image. Peu sont parvenus à mettre en scène l’iconographie chrétienne, si présente ici, dans un décor d’aujourd’hui : Pier Paolo Pasolini, notamment dans Théorème, est un modèle difficile à dépasser. « Théorème », mot singulièrement ajusté à l’entreprise réflexive de Levé : expression d’un système formel démontrable à l’intérieur de ce système (Larousse).”
Michel Povert

More of Edouard’s work can be seen here

 

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