┐ Agnès Propeck └

© Agnès Propeck, Sans Titre (Glaçon 1), 2001

© Agnès Propeck, Sans Titre (Poster sur le dos),, 2003

“A chaque fois, c’est une découverte. Comment réussir à mettre en place la représentation que j’avais dans la tête ? ça tiens à rien”, dit Agnès Propeck, au milieu des treize photographies qu’elles a réalisées entre 1999 et 2004. Il faut du temps, ce n’est pas juste un coup de clic-clac, c’est elle qui compose avec soin le contenu même de ces images en apparence fragiles, c’est son côté “fabriqué à la maison”. Qu’est-ce qu’on voit ? Des lapins transformés en glaçons d’amour, un gros poil dans la main, le foulard blanc d’un voleur. Et, clou de l’exposition, le collier dit de la Reine, une parure de diamants qui coûta cher au cardinal de Rohan et révolutionna à peu de frais l’histoire de France. Agnès Propeck s’est emparée de ce bijou mythique et l’a recréé en pâtes alimentaires, avant de le soumettre à la photographie.
Pour la première fois, elle s’est lancée dans le grand format. C’est assez curieux. Ainsi ces nuages de poussière, ou ce drôle de couple très saint Christophe au bord de la disparition. Ou cette tente posée dans la nature comme un nid d’oiseau, et qui est mouchetée d’étoiles. Il y a plein de jolies petites choses chez Agnès Propeck, qui poursuit avec intensité et obstination un monde de sensations pas toujours visibles à l’œil nu, et c’est tant mieux.

Text by Brigitte Ollier

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